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FAYOLLE Henri Louis Clément :

Henri Louis Clément FAYOLLE voit le jour le samedi 5 mars 1892 à 8 heures à Saint-Jean de Pourcharesse (07140) – au lieu de Vignemerle.
Il est le fils légitime de Henri Joseph FAYOLLE, cultivateur, âgé de 31 ans et de Clémence Philomène ROUSTANG, ménagère, âgée de 21 ans.

Henri L. C. FAYOLLE est décédé le samedi 7 octobre 1916 à 10h, à l’âge de 24 ans, à Saint Dié-des-Vosges (88100) - hospice mixte Saint Charles.

Matricule 1081 - recrutement de Pont-Saint-Esprit.
Matricule au Corps : 9970.
Caporal au 163ème Régiment d’Infanterie, 12ème Compagnie.

Combats pour les Cols des Vosges :

Dès le 8 août 1914, une division française franchit le col de Sainte-Marie-aux-Mines en direction de Sélestat. Elle est refoulée par les Allemands qui prennent pied sur le col et s’y cramponnent jusqu’à la fin de la guerre. Les sommets autour du col s’embrasent régulièrement en 1915 et en 1916. La guerre des mines fait rage au Bernhardstein, à la Tête du Violu et sur la Cote 607. Les unités du génie de chacune des deux armées construisent sans relâche des galeries pour y placer des explosifs destinés souffler les tranchées adverses. A partir de l’été 1916, le secteur du Violu demeure relativement calme, réveillé de temps à autres par les pilonnages d’artillerie et les attaques au gaz. En juin 1918 une division américaine entre dans la zone, qu’elle occupe jusqu’à l’armistice.

Le 1er septembre 1916, le 163ème RI se trouve dans le secteur de la Tête du Violu et du Col des Bagenelles dans les Vosges. La 12ème Cie du 43ème Tirailleurs se trouve dans le secteur de la Grande Goutte.
Le 10 septembre 1916, à 15h45 violents bombardements ennemis sur tout le front Regnault – Retonde – Violu nord et centre avec barrage encerclant le Violu (sous-secteur Violu – Bagenelles – Vosges) Notre artillerie répond à ce bombardement.
A 15h15, des mitrailleuses allemandes ouvrent le feu dans le secteur de gauche de Violu nord ; au même instant, l’infanterie ennemie attaque sur ce même point. Elle pénètre notre 1ère ligne. Nous conservons toutes nos positions.
Pertes de la journée : 1 tué - 5 blessés - 5 disparus (vraisemblablement prisonniers des Allemands).
Le 23 septembre 1916 à 14h, les Allemands ouvrent brusquement un feu violent sur le front Regnault – Retonde – Violu nord et centre (sous-secteur Violu – Bagenelles – Vosges). Notre artillerie de campagne et nos engins de tranchées répondent vigoureusement.
Vers 15h45, le tir ennemi diminue d’intensité et une vingtaine d’Allemands sortent de leurs tranchées devant la tranchée du centre de Regnault. Aussitôt, nos grenadiers et nos mitrailleuses ouvrent le feu, l’artillerie déclenche son tir de barrage et l’ennemi surpris par cette avalanche de feu rentre précipitamment dans ses lignes. Les 2 artilleries continuent de tirer avec violence.
A 18h30 tout rentre dans le calme. L’attaque ennemie devant Regnault a complètement échouée.
Pertes du jour : 12 tués dont 2 artilleurs - 29 blessés dont 1 artilleur et 1 soldat du 115ème Tirailleur

C’est dans ces combats que le Caporal au 163ème RI, 12 Cie, FAYOLLE Henri Louis est blessé. Il sera évacué vers l’Hôpital Militaire de Saint-Charles à Saint-Dié-des-Vosges où il décédera le 7 octobre 1916 à 10h des suites de ses blessures de guerre.
Décoré de la médaille militaire et de la Croix de Guerre, il figure sur le Mémorial de Saint-Dié-des-Vosges. Transcription de l’acte le 28 octobre 1916 sur les registres des décès de la commune de Saint-Jean-de-Pourcharesse (aujourd’hui Saint-Pierre-Saint-Jean).

Mort pour la France.
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