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GIRARD Jean :

Jean GIRARD voit le jour le dimanche 24 décembre 1882 à 10 heures à Labatie d’Andaure (07).
Il est le fils légitime de Régis GIRARD, cultivateur et de Filoméne BÉCHAS, âgée de 26 ans environ.
Signalement : cheveux châtains - sourcils châtains - yeux châtains - front rond - nez gros - bouche grande - menton rond - visage ovale.
Taille : 1,70 m.
Degré d’instruction générale : 3.

Jean sera cultivateur et cantonnier.

Il épouse Marie Delphine BROUTY, la fille légitime de parents non connus.
Il n’y a pas d’enfants connus pour ce couple.

Ils se marient le vendredi 20 novembre 1908 à Labatie d’Andaure (07).

Jean GIRARD est décédé le mardi 1 septembre 1914, à l’âge de 31 ans, à Lunéville (57).

Matricule 1779 - recrutement de Privas.
Matricule au Corps : 014272.
Ajourné en 1903. Bon dispensé soutien de famille en 1904.
Mise en route et arrivée au Corps le 15 novembre 1904. Soldat de 2ème classe au 61ème Régiment d’Infanterie.
Envoyé en disponibilité le 23 septembre 1905. Certificat de Bonne Conduite accordé.

Rappelé en activité par décret de mobilisation générale. Arrivé le 13 août 1914 au 61ème Régiment d’Infanterie.
Campagne contre l’Allemagne du 13 août 1914 au 1er septembre 1914.

Bataille de Lorraine (Lunéville) d’Août à Septembre 1914 :

Sur le front de Lunéville dès les premières semaines de la Première Guerre Mondiale, des combats acharnés d’une extrême violence se déroulèrent entre Français, des Lorrains de la 11e Division d’Infanterie dite "la Division de Fer" et Allemands, des Bavarois, pour le gain de cet observatoire de la butte de Léomont. Dans la seule nuit du 25 au 26 août 1914, le lieu changea de mains 8 fois ! Les pertes furent considérables mais les Bavarois ne sont pas passés et ne sont pas entrés à Nancy, ni en ce mois d’août 1914 ni durant toute cette guerre. La bataille du Léomont est la première victoire française de 1914-1918.

Combats de Mont le 24 août :
L’ennemi occupe Mont-sur-Meurthe, en Meurthe-et-Moselle. Le village est organisé défensivement. Le régiment, arrivé de nuit, et accueilli par une fusillade nourrie : il s’établit aux abords du village et engage le combat au point du jour. Après une matinée de lutte acharnée, le village est enlevé à l’arme blanche et l’ennemi se replie sur Lunéville. Ramené dans la région de Bar-le-Duc, le 61ème attaque à la Maison-Blanche, puis à Audernay.
L’ennemi bat en retraite ; la poursuite continue jusqu’à Avocourt - Montfaucon. Le 16 septembre, les Allemands s’établissent sur la ligne Avocourt - bois de Forges : la guerre de tranchées commence.

Le 1er septembre 1914, l’attaque du 61ème RI a cherché à progresser à partir de 7h sous un feu violent d’artillerie de campagne, d’obusiers et part intervalle d’artillerie lourde. Le bataillon de gauche ne peut dépasser la crête en avant de la Faisanderie où les premiers éléments de l’infanterie se retranchèrent légèrement ; à droite les Cies qui progressent sont prises d’enfilades par un violent feu d’infanterie et mitrailleuses partis du faubourg de Villers.
A 12h30 nouvel essai infructueux. Les mitrailleuses dont 3 pièces sont en lignes sur le plateau de Vitrimont et vers la gauche dans le parc du château de la Faisanderie. Immédiatement repérées, elles reçoivent de tout l’horizon des rafales violentes de 150 et de 105. Une équipe entière, caporaux, servants et pourvoyeurs est broyée à la pièce de l’angle du mur, et parmi eux le soldat mitrailleur Chabert, de Chomérac, cité à l’ordre du régiment (il était réserviste du service auxiliaire et ne pouvant se faire incorporer avant le départ, s’embarqua en fraude avec le 1er bataillon. Il fut incorporé comme pourvoyeur et fit preuve du plus grand courage à Gubeshoff, à Mont et à l’attaque de Friscati où il fut tué). Les Cies qui reçoivent une bonne part des rafales tiennent le bord du plateau dont le ravin qui le borde à l’Est, et qui est enfilé par les batteries enterrées à Luneville. Sur la crête de Friscati, l’infanterie ennemie retranchée derrière de petits murs de clôtures étagées est presque invisible. A la nuit tombante, les Cies regagnent la lisière du bois de Vitrimont. Les capitaines Lelorrain, Coffy, et Péri sont blessés. Ce dernier, adjoint au chef de Corps, l’est très grièvement après s’être prodigué partout comme aux combats de Dieuze et Mont.
Pertes sensibles s’ajoutant aux combats des 25 et 26 août 1914.

Le soldat GIRARD Jean incorporé au 61ème RI est envoyé au front en renfort, et tué dans les combats du 27 août au 1er septembre 1914 à Lunéville. Son décès est fixé par jugement au 1er septembre 1914. Il est inhumé à Vitrimont (Meurthe-et-Moselle).

Mort pour la France.