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GENTHIAL Eugène David :

Eugène David GENTHIAL voit le jour le mercredi 18 avril 1894 à 23 heures à Gilhoc (07) - au lieu de La Combe.
Il est le fils légitime de Dupré David GENTHIAL, cultivateur, âgé de 28 ans environ et de Jeanne Léonie BOUCHET, ménagère, âgée de 25 ans environ.
Signalement : cheveux châtains clairs - yeux châtains clairs - front moyen - nez rectiligne gros - visage long.
Taille : 1,72 m.
Degré d’instruction générale : 2.

Eugène sera cultivateur.

Eugène D. GENTHIAL est décédé le lundi 30 juillet 1917, à l’âge de 23 ans, à Longueval (02).

Matricule 1603 - recrutement de Privas.
Matricule au Corps : 20850.
Ajourné en 1914 pour faiblesse et orchite suspecte.
Ajourné en 1915 pour faiblesse.
Résidant à Champis.

Transporté au 8ème Régiment d’Infanterie Coloniale à compter du 26 août 1916, comme jeune Soldat appelé de la Classe 1914.
Bon pour le Service Armé et arrivé au Corps le 27 août 1916.
Campagne contre l’Allemagne du 27 août 1916 au 29 juillet 1917.
Le 30 mars 1917, Soldat de 2ème classe au 21ème Régiment d’Infanterie Coloniale, 11ème Compagnie.

Combat du poteau d’Ailles (Chemin des Dames) de juillet 1917 :

Fin avril 1917, la Bataille du Chemin des Dames est terminée. La guerre devient une guerre de position. Si pendant 2 ans et demi le front reste stable dans le secteur du Chemin des Dames, les bombardements, patrouilles et "coups de main" dans le no’mans land entre les tranchées, continuent de provoquer la mort de milliers de combattants.
En été 1917, c’est la bataille des observatoires qui désigne sous ce nom une série d’opérations et de contre-attaques pour contrôler les positions-clés du Chemin des Dames, de Craonne à Laffaux.

Le 29 juillet 1917, le 21ème RIC se trouve sur le front de Chermizy-Ailles, dans l’Aisne. Toutes les dispositions prévues au plan d’engagement ont été appliquées avant l’heure H. Toutefois à la fin de la journée du 28, une action violente et prolongée de notre artillerie contrarie les mouvements de nos bataillons et établit une atmosphère de nervosité défavorable à notre attaque basée sur la surprise. A l’heure H, les vagues d’assauts se portent en avant avec entrain et sont vite arrêtées ; à droite elles se heurtent devant Winterberg à quelques fils de fer suffisants pour briser l’élan de l’assaillant et laisser le temps à l’ennemi de se défendre. Vers l’ouvrage Cassel, de nombreuses mitrailleuses fauchent les assaillants ; les grenadiers ennemis entrent en action et là aussi l’élan est brisé ; par 2 fois le mouvement en avant est repris mais les pertes atteignent la moitié de l’effectif et l’attaque est cristallisée sur place. Le bataillon de droite subit le même sort de la part des mitrailleuses. Le bataillon de gauche du 119ème peut prendre pied dans la tranchée de Franconie ; mais ses éléments de tête en sont bientôt rejetés par une vigoureuse contre-attaque allemande ; la petite fraction qui se maintient près de l’observatoire de Fraconnie est rapidement détruite par les mitrailleuses allemandes. En différents points l’ennemi contre-attaque à la grenade, nos mitrailleuses et nos FM repoussent par 3 fois les assaillants. A H plus 8 minutes, un barrage très profond sur l’arrière de notre position nous font subire de lourdes pertes. Toute la journée, bombardement par intermittence de nos positions particulièrement de 16h à 17h30. A partir de 7h, nos efforts offensifs étant visiblement infructueux, nous organisons notre position dans le but de tenir à tout prix sur Weimar et l’ouvrage Cassel, point d’appui de notre gauche.
Pertes des journées du 29 et 30 juillet pour le 21ème RIC : Tués : 4 officiers - 3 sous-officiers - 50 caporaux ou soldats.
Blessés : 1 officier - 16 sous-officiers - 1304 caporaux ou soldats. Disparus ou présumés tués : 1 sous- officier - 12 soldats.

Le soldat GENTHIAL Eugène David du 21ème RIC, 11ème Cie, est blessé à Ailles, dans le département de l’Aisne, le 29 juillet 1917. Il est décédé à l’ambulance 5/3 secteur 14, le 30 juillet 1917 à 1h du soir des suites de blessures de guerre (plaies région lombaires). Il est inhumé à Longueval (Aisne).

Cité à l’Ordre n° 295 de la 10ème Armée le 20 août 1917.
"A participé avec un entrain superbe à un furieux assaut livré le 29 juillet 1917 sur une position fortifiée Allemande. A été grièvement blessé au cours de tentatives plusieurs fois renouvelées pour chasser l’ennemi. Est mort des suites de ses blessures".
Croix de Guerre avec Palmes.

Mort pour la France.
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